#avionsenlair

Aviation: ce que je crois, ce que je sais

Aviation: ce que je crois, ce que je sais

By on Juil 2, 2021

2+

Participation dans le cadre d’une réflexion partagée avec la Commission Aviation Commerciale de la 3AF

On sait déjà que les écologistes n’hésiteront pas à sacrifier l’aérien sur l’autel du réchauffement climatique. Des think-tanks aux diverses organisations plus ou moins claires sur leurs intentions, l’opportunisme sur ce terreau idéologique affiche une détermination qui ne se dément pas.

Ils sont Greenpeace, Alternatiba, Réseau Action Climat, ANVcop21 France environnement ou Extinction Rebelion pour les plus connus. Mais on pourrait en remplir des pages tant ils essaiment à tout va. Sur les réseaux sociaux, dans la société et jusqu’aux centres névralgiques de notre aviation (entendez par là, administration, grandes écoles…) tous les adeptes convaincus d’un cataclysme imminent instillent savamment le doute, profitant de surcroit d’une période de faiblesse du secteur.

Cette organisation est telle qu’on en arrive à se demander si ces émanations animées d’une même pensée et d’un objectif commun ne sont finalement pas que de simples réplications. Elles sont pour la plupart attirées par la douce illusion d’une décroissance heureuse et nécessaire, y voyant là l’ unique réponse aux prédictions climatiques dont le catastrophisme n’a d’égal que leur caractère éventuellement providentiel. Etrangement, personne ne s’étonne que cette lutte climatique soit souvent mêlée d’aigreurs contre l’économie de la prospérité: ce satané capitalisme. On peut sans prendre trop de risques oser le raccourci et dire que le climat est un vecteur bien pratique pour des idéologues prêts à tout.

Prêt à tout, jusqu’à pourquoi pas, l’endoctrinement des enfants. D’un maire qui s’engage, très maladroitement sur le contrôle des rêves, à la radio publique qui fait répondre à leurs questions (spontanées ?) par une spécialiste de la lutte “anti-aérienne”, tout semble démontrer que la sape comme l’endoctrinement suivent tranquillement leurs cours dans le pays qui a pourtant vu grandir l’Aviation.

On pourra nous rétorquer cyniquement que cette aviation fait aussi de la retape auprès des plus jeunes. Ce n’est pas faux. A la différence près qu’elle vend précisément du rêve là où le catastrophisme tient lieu d’épouvantail pour celles et ceux qui préfèreraient la mettre à terre.

Ici point de pression ni de menaces mais de la perspective. La perspective d’un métier mêlant savoir, découverte et passion. La perspective de voyages où le monde carte postale devient réalité. La perspective et non la moindre d’emboîter le pas d’Hommes et de Femmes qui depuis plus d’un siècle construisent et tentent de parfaire un mode de déplacement, certes toujours imparfait, mais utile à bien des égards.

A l’heure où beaucoup font le choix de la culpabilisation pour déployer leurs idées, nous disons clairement préférer la responsabilisation. On se souvient du temps, pas si lointain, où la France regardait avec gourmandise le gros gâteau des 100 millions de touristes qui faisaient d’elle la première destination mondiale. On se souvient aussi de celui où l’on vous vantait les mérites d’un “monde village” qu’on pourrait découvrir au grès de nos envies. Cette perspective désirable se serait donc en si peu de temps effondrée au point de devenir insoutenable. Pire, nous serions devenus complices de cette insoutenabilité, pour ne pas dire coupables…

Ceux qui voudraient nous faire croire qu’arrêter de voler sauvera la planète se bercent d’illusions. Si l’image de l’aviation qui relie les hommes se transforme sous leurs coups en une autre moins heureuse qui les mènerait à leur perte, cette vision castratrice ne saurait avoir les vertus de la responsabilisation. D’abord parce qu’elle ne concerne qu’une infime partie du problème et qu’arrêter de voler ne changera rien, ou si peu. Ensuite parce qu’en interdire l’accès reviendrait à renoncer à ce qui a toujours été un moteur pour l’Homme: le progrès doublé du désir d’aller vers l’autre. Nous devrions nous méfier des réponses immédiates aux problèmes présents et garder confiance en l’avenir. L’urgence réelle ou feinte n’est pas bonne conseillère et noyer la maison au motif qu’on craint l’incendie ne semble pas la meilleure solution.

La responsabilité orientée à bon escient est mère de meilleures vertus. En ne privant pas d’usage mais en promouvant le bon usage, c’est au contraire une vision positive de l’aviation que l’on défend. Et c’est à ce prix qu’elle restera une promesse.

Ceux qui lancent des chiffres insensés comme celui d’un avion qui serait 138 fois plus polluant que le train sur un trajet Paris Marseille, jettent aujourd’hui l’opprobre sur les milliers d’employés de l’aérien dont le seul objectif est de transporter au mieux les voyageurs. Non contents de les stigmatiser, ces défenseurs d’une écologie rigoriste plus politique que pragmatique veulent aussi les reconvertir. Et de force si besoin. Quelle arrogance! Qu’on t’ils eux même prouvé ou si bien construit pour s’imposer ainsi en redresseurs de carrières? Croient-ils seulement que leur “petite aura médiatique ” naissante puisse être suffisante pour détourner de leurs but professionnel des milliers d’ingénieurs, de pilotes, de contrôleurs, d’employés qui chaque jour depuis des décennies, s’attachent à faire vivre notre aviation? Ils en sont l’urticaire sans plus.

Qu’on les laisse se gargariser avec le ferroviaire en leur rappelant quand même, que si le nucléaire qu’ils ont aussi et paradoxalement combattu avec véhémence n’avait pas pris la place qu’il occupe aujourd’hui en France, les TGV rouleraient encore essentiellement au gaz ou au charbon.

Envie de partager cet article?

Post a Reply

468 ad

Vous aussi participez à la défense de l'aérien en diffusant nos articles

RSS
EMAIL
LINKEDIN
Share