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Ciel bas pour les compagnies

Ciel bas pour les compagnies

By on Mar 29, 2022

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Stobart, Flybe, Level, Aigle Azur, FlyBmi, Thomas Cook, XL Airways, Germania, SunExpress Deustchland …. La liste des compagnies aériennes disparues ne cesse de s’allonger, d’autant plus depuis que la pandémie de Covid 19 est passée par là. En France comme dans le reste du Monde, des milliers de personnes ont perdu leur emploi suite à une crise sans précédent.

Une situation toujours difficile

Si 2021 a vu s’amorcer une reprise encourageante du trafic, le transport aérien n’en demeure pas moins sinistré et beaucoup de compagnies aériennes sont encore dans des situations financières précaires. Un état de fait que la guerre en Ukraine est venue compliquer à différents points de vue : Hausse du prix des carburants, allongement de certaines routes aériennes et frilosité des clients qui qui font preuve attentisme pour leurs réservations.

On ne peut alors dans un contexte autant défavorable au secteur, que s’étonner de la décision de l´’Etat français d’augmenter de 30% l’avance remboursable de la taxe d’aéroport. Cela sans concertation préalable avec les acteurs concernés. Une situation dénoncée aujourd’hui par la SCARA notamment.

Pas de quoi qu’il en coûte pour l’aérien

Si l’Etat a joué son rôle protecteur en avançant aux gestionnaires d’aéroports les frais de sûreté pendant la pandémie de Covid-19, sa décision brutale de réclamer 700 millions d’Euros plus intérêts sans prévenir est plus surprenante. D’autant plus que cette somme à bien y regarder, pourrait en grande partie être due pour un service non rendu, puisque beaucoup de vols n’ont par la force des choses pas été effectués.

Pour corser le tout, la DGAC a décidé de fusionner 3 taxes en une seule : taxe d’aéroport, taxe de l’aviation civile et taxe de solidarité (la fameuse taxe Chirac). Le problème, c’est que les compagnies aériennes ne pourront plus savoir pour quoi elle payent ni dans quelles proportions.

Avec la hausse des prix du carburant imputable aux tensions géopolitiques , les compagnies aériennes avaient elles vraiment besoin d’être accablées par ces mauvaises nouvelles? La créativité proverbiale de l´’État français pour trouver de l’argent à prélever laisse pourtant craindre qu’il y en ait d’autres à l’avenir.

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