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Climat: Parler ou agir?

Climat: Parler ou agir?

By on Mar 4, 2021

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Nous traversons une époque passionnante et pleine de nouveaux défis. Chacun doit y faire face en conscience pour tenter de répondre aux problématiques souvent complexes qu’ils soulèvent. La question climatique est sans doute actuellement la plus pressante de ces problématiques. A tel point que ceux, de plus en plus rares qui s’aventurent à vouloir la nuancer doivent assumer le risque d’être mis au ban de la société.

Pour les plus convaincus au contraire, choisir une “boutique” de défense du climat n’est pas bien compliqué, tant l’offre est pléthorique. Le commerce de la cause climatique se porte bien. Très bien même si l’on en croit le budget du Shift Project passé de 600.000€ en 2017 à plusieurs Millions aujourd’hui. Il faut dire que ses donateurs sont aussi généreux que prestigieux. Enedis, SNCF, Thalys, Keolis, Bouygues. Et parfois surprenants avec Vinci qui démontre par là même qu’une entreprise peut manier l’ambition et le masochisme sans se départir de son image sérieuse. Voilà de quoi s’inquiéter un peu.

A la fois activistes et penseurs, les grands esprits et les petites mains de la “greenosphère pro-décroissance” s’activent partout. Ils s’infiltrent pour conquérir de nouveaux adeptes et déploient une énergie remarquable pour produire un travail qui, à première vue, ne l’est pas moins. Les abondants rapports du Shift dont un opus a été rendu pas plus tard qu’hier en témoignent. La qualité du travail ne sera jamais pour autant faiseuse de vérité. Il conviendra toujours de lui porter une contradiction, comme le souligne très justement dans son mot, le directeur de la prestigieuse école ISAE SUPAERO dont une partie des élèves regroupés sous l’appellation “décarbo” a manifestement choisi son camp.

Il faut aujourd’hui s’interroger sur qui est en mesure d’agir pour relever le défi climatique. Ceux qui sont en première ligne, ne se contentent pas de rapports aux modèles plus ou moins abstraits. Ils créent au quotidien l’aviation de demain.

Au-delà du travail de recherche et de la manipulation de chiffres, les théories avancées pour réclamer à grand bruit la réduction des activités aériennes restent des mots quoi qu’on en dise. Fondées sur des modèles dont les auteurs eux-mêmes, admettent qu’ils contiennent une part d’incertitude ou d’arbitraire, on peut s’interroger sur la pertinence du quitus qui pourrait dès lors être accordé aux porteurs de notions finalement si abstraites. Car l’enjeu immédiat lui est bien concret en termes d’emplois, d’économie ou de qualité de vie.

La voix de la raison que l’impériosité climatique peut au mieux prétendre représenter se confronte à une réalité toute autre. Si l’on devait mettre un peu de philosophie dans tout cela, c’est Hegel qu’on convoquerait, lui qui affirmait que “Rien dans le Monde ne s’est jamais accompli sans passion”. Et cette passion tranche avec ce besoin de raison dont la seule prise en compte nous conduirait dans bien des domaines à l’immobilisme.

Ce n’est rien d’autre que la passion, ce dépassement de la raison, qui a conduit l’Homme dans les airs. Et c’est cette même passion qui lui donnera les moyens de relever tous les défis.

Qui est à même d’agir concrètement pour développer des technologies respectueuses de l’environnement? Qui a permis de faire baisser les consommations, les émissions de GES de plus de 50% depuis l’avènement du transport commercial? Le Shift Project et les opposants à l’aviation ou la R&D ? Posons- nous les bonnes questions?

Vaut il mieux faire confiance à de bons tribuns ou à de bons techniciens pour apporter les réponses pragmatiques aux enjeux de demain? Sur ce point précis, nous avons nous aussi nous choisi notre camp.

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