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Les dessous du carburant aviation

Les dessous du carburant aviation

By on Oct 14, 2020

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Données, marché, contraintes et non-dits. Ou comment pratiquer l’équilibrisme écologique…

Le marché du carburant aviation

L’aviation générale, principale utilisatrice de carburants aéronautiques aux côtés de l’armée française s’est développée dans la seconde moitié du XXème siècle. Si elle a connu un essor et un vrai succès jusqu’au début des années 80, elle tente aujourd’hui de poursuivre sa mission affichant pêlemêle espoirs et désillusions, victoires et nouvelles conquêtes.

Particulièrement bien dotée en terrains d’aviation après la guerre, la France a su développer sur l’ensemble du territoire un modèle associatif unique, l’aéroclub, pour la formation des ses pilotes. Ils allaient rapidement satisfaire en masse aux besoins tant militaires qu’industriels avec l’avènement d’une véritable aviation commerciale. En parallèle c’est bien l’aviation de plaisance ou de loisirs qui a profité d’une dynamique qui a conduit jusqu’à nos jours la France sur la seconde marche du podium des nations aéronautiques (après les Etats-Unis).

Fourni par d’ingénieux constructeurs d’avions français, Jodel, Morane-Saunier, Pierre Robin, Wassmer, Stampe […] motorisés au départ par des moteurs français eux aussi Potez, Renault… le ciel français voit arriver dans les années 60 des solides productions d’outre Atlantique. Cessna, Piper, Mooney […] viennent combler les amateurs du vol motorisé. Ces appareils sont alors équipés de moteurs robustes développés dans l’esprit américain de l’époque où l’abondance de pétrole permettait de ne pas trop s’attacher à la soif des cylindres. Lycoming et Continental, les deux principaux manufacturiers sont rapidement parvenu à convaincre de la fiabilité de leurs moteurs, qualité particulièrement appréciée des adeptes du vol qu’il soit civil ou militaire.

Ces moteurs bien qu’ils datent de plusieurs décennies sont toujours sur le marché et ont assez peu évolué. Avec une production au volume somme toute restreint (un gros millier par an pour chaque constructeur) et compte tenu des coûts élevés de développement et de certification de nouveaux modèles, c’est bien de ces moteurs “un peu” gourmands dont doit toujours se satisfaire l’aviation générale (qui englobe essentiellement loisirs, travail aérien qu’il s’agisse d’avion ou d’hélicoptères légers) même si de nouveaux acteurs se sont lancés sur le marché avec plus ou moins de succès.

moteur d'avion
Moteur d’avion Lycoming
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