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Lexique des termes et acronymes de la durabilité aéronautique

Connaître, comprendre et s’informer sur les organismes et les termes régulièrement cités dans les problématiques liées à l’aviation et à ses préoccupations environnementales. Le CPA vous propose de retrouver en un seul endroit la réponse à toutes vos interrogations

A

ACCORD DE PARIS

L’accord de Paris est Un accord universel pour lutter contre le changement climatique et déchaîner mesures et investissements pour un avenir résilient, durable et bas carbone a été adopté par 195 nations le 12 décembre à Paris. L’Accord de Paris rassemble pour la première fois toutes les nations dans une cause commune en fonction de leurs responsabilités historiques, actuelles et futures.

Quel était l’objectif ?

L’objectif principal de l’accord universel est de maintenir l’augmentation de la température mondiale bien en dessous de 2 degrés Celsius et de mener des efforts encore plus poussés pour limiter l’augmentation de la température à 1,5 degré Celsius au-dessus des niveaux pré-industriels. Il vise à renforcer la capacité à répondre aux conséquences du changement climatique.

Pour atteindre cet objectif ambitieux et d’envergure, des flux financiers adéquats seront mis en place, rendant ainsi possible une action plus robuste des pays en développement et des plus vulnérables, en harmonie avec leurs objectifs nationaux.


ATAG

Le Groupe d’action du transport aérien ou Air Transport Action Group (ATAG) est une coalition d’organisations et d’entreprises du secteur aérien, réfléchissant notamment aux problèmes de développement durable et développant des solutions pour surmonter les problèmes de capacité de cette industrie1. Son slogan est « Commercial aviation speaking with one voice ». En 2016, l’ATAG, qui représente toute l’industrie du transport aérien, présente son plan d’actions qui vise une réduction des émissions de CO2 de 50 % entre 2005 et 20502.


AIRCRAFT CARBON ACCREDITATION (ACA)

Les aéroports mondiaux représentent 5 % des émissions totales de carbone du secteur du transport aérien (soit 0.12% de la totalité des émissions totales mondiales). Ces aéroports agissent cependant pour réduire leurs émissions à travers un programme, l’ACA. Ce programme est officiellement avalisé par l’ECAC et EUROCONTROL et permet d’évaluer et reconnaître de manière indépendante, les efforts déployés par les aéroports.

L’ACA a été déployé en Europe et en Asie Pacifique en 2011, en Afrique en 2013 et d’une manière globale en 2014 avec l’entrée de l’Amérique du Nord de l’Amérique latine et des Caraïbes. Le programme qui comporte 4 niveaux vise 100 aéroports à émissions neutres en 2030, mais un nombre bien plus élevé a déjà rejoint le programme qui comporte 4 niveaux

  • The ‘Mapping’ level of Airport Carbon Accreditation (Level 1) requires carbon footprint measurement.
  • The ‘Reduction’ level of Airport Carbon Accreditation (Level 2) requires carbon management and progress towards a reduced carbon footprint.
  • The ‘Optimisation’ level of Airport Carbon Accreditation (Level 3) requires third party engagement in carbon footprint reduction. Third parties include airlines and various service providers, for example, independent ground handlers, catering companies, air traffic control and others working on the airport site. It also involves engagement on surface access modes (road, rail) with authorities and users.
  • The ‘Neutrality’ level of Airport Carbon Accreditation (Level 3+) requires neutralising remaining direct carbon emissions by offsetting. The first airport to ever achieve carbon neutrality was the Stockholm-Arlanda Airport in Sweden.[5]

B

C

CORSIA

CORSIA ou Carbon Offsetting and Reduction Scheme for International Aviation, en français « Régime de compensation et de réduction de carbone pour l’aviation internationale ») est un régime mondial de mesures basées sur le marché destiné à compenser la fraction des émissions de CO2 des vols internationaux excédant leur niveau de 2020. Il oblige les exploitants d’avions assujettis à acheter des crédits carbone. Il a été adopté le 6 octobre 2016 par la 39e assemblée de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Il fait partie d’un panier de mesures visant à réduire les émissions du transport aérien par l’introduction de nouvelles technologies pour réduire la consommation des avions, l’amélioration des opérations et l’utilisation de carburants alternatifs durables.


CORAC

Le CORAC est un organe de concertation Etat / Industrie dédié à la mise en place du programme national de recherche de la filière, maintes fois imité depuis, en France dans d’autres secteurs industriels (Espace, automobile, etc.) mais également à l’étranger.
Sa force est celle d’un collectif efficace et créatif, en capacité d’entrainer toute une filière dans une démarche continue d’innovation.

Le CORAC est présidé par le Ministre des Transports et rassemble, sur une base au moins annuelle, les présidents des sociétés et les responsables des administrations concernées pour les prises de décision majeures sur les orientations et les budgets.
Un comité de pilotage et différents comités thématiques se réunissent chaque mois pour construire un programme de recherches actualisé en fonction d’objectifs de haut niveau fixés autour des axes majeurs que sont l’environnement, la sécurité, la compétitivité.

D

E

ECAC

La Commission européenne de l’Aviation civile ou Conférence européenne de l’aviation civile (CEAC, sigle anglais ECAC) est une organisation européenne fondée en 1955 afin d’œuvrer à l’harmonisation de l’aviation civile en Europe. Elle compte aujourd’hui 44 États membres.


EUROCONTROL

EUROCONTROL ou Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne est une organisation intergouvernementale européenne, fondée en 1960, dont le siège est situé à Bruxelles.

Sa mission est d’harmoniser et d’unifier la gestion de la navigation aérienne en Europe, en promouvant un système uniforme pour les usagers civils et militaires, dans des conditions de sécurité maximale tout en minimisant les coûts et les impacts environnementaux.

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I

IATA

L‘International Air Transport Association est une organisation commerciale internationale de sociétés de transport aérien représentant 290 compagnies et 82% du trafic mondial (chiffres 2021). Crée en 1945 à La Havane son siège social est situé à Montréal tandis que l’exécutif se trouve à Genève.

IATA édicte pour ses membres des règlements liés au transport aérien (matières dangereuses) ou des manuels de standardisation de procédures (ex : ground handling), et attribue aux aéroports commerciaux des codes à 3 lettres (ex: CDG, JFK).

Son rôle principal est aussi de faciliter la la vente et la facturation des billets entre compagnies pour les passagers et le fret à travers sa filiale BSP (billing and settlement plan) . Une chambre de compensation permet également de faciliter l’échange des passagers entre compagnies, pour les correspondances notamment.

L’organisation IATA est également déclarée comme lobby.

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ONERA

L’ Office national d’études et de recherches aérospatiales est le principal centre de recherche français du secteur aéronautique, spatial et défense. Le centre couvre l’ensemble des disciplines et des technologies du domaine aéronautique et spatiale De nombreux programmes et les 2000 personnes qui le composent ont travaillé sur des projets aussi variés que ceux du Rafale, des avions Airbus, des hélicoptères, de la fusée Ariane ou de missiles et radars.

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R

S

SUSTAINABLE AVIATION FUEL (SAF)

Carburant durable d’aviation (en anglais sustainable aviation fuel, SAF) est le nom donné aux carburants d’aviation destinés à remplacer le carburéacteur fossile type Jet A1 et certifiés comme durables par des entités indépendantes et internationalement reconnues. Cette certification s’ajoute à la certification de sécurité et de performance en matière de carburant d’aviation, délivrée par l’organisme mondial de normalisation ASTM International, qui doit satisfaire à toutes les exigences pour être utilisé sur les vols réguliers de passagers.

La certification SAF atteste que le combustible durable, et principalement la matière première qui permet son obtention, répond aux critères et aux considérations de durabilité dans le cadre de ce que l’on appelle le « triple bilan » , c’est-à-dire l’impact de la production de matières premières sur trois dimensions : sociale, économique et environnementale.

D’autre part, de nombreux systèmes de contrôle des émissions de carbone, tels que le Système communautaire d’échange de quotas d’émission (SCEQE), accordent aux certificats SAF une exemption des coûts associés à la responsabilité carbone.

Cela encourage et améliore la compétitivité économique des SAF, qui est plus respectueux de l’environnement que les carburants fossiles traditionnels pour l’aviation. On estime que les carburants durables d’aviation peuvent ainsi permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) jusqu’à 80 % tout au long de leur cycle de vie.

Qu’est ce que le carburant aviation durable?

Par une obligation déjà votée en France, les distributeurs de kérosène seront tenus d’incorporer 1 % de carburants alternatifs à partir de 2022, puis 2 % en 2025 et 5 % en 2030. Les moteurs des derniers appareils d’Airbus sont déjà aptes à fonctionner avec un “blend” de 50% ce qui prouve que la technologie devance largement les capacités de la filière de production de SAF qui a pourtant lancé la construction de sites pour accroître le volume de carburants durables disponibles.

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