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Nous ne renierons rien

Nous ne renierons rien

By on Fév 16, 2021

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Il en aura fallu du temps, de la sueur et des larmes pour construire l’aviation d’aujourd’hui. A force de patience de réussites, d’échecs et parfois de sacrifices, des hommes et des femmes passionnés ont façonné à la fois les machines et la pratique. Ainsi, des intrépides frères Wright aux passagers anonymes de l’Airbus A350 du vol AF306 Paris -Niamey de ce matin, tous ont à un moment partagé ce sentiment commun que l’avion leur livrerait un service utile.

Il suffit de s’arrêter et de se retourner deux minutes, soit le temps de lire cet article, pour contempler le chemin parcouru. De la plus improbable des techniques, imitée du vol des oiseaux, l’homme a su en un siècle inventer un mode de déplacement ayant démontré qu’il était non seulement le plus sûr, le plus rapide mais aussi un des plus confortables. Ce n’est pas rien. Il faut être aveugle ou foncièrement de mauvaise foi pour ne pas le reconnaître.

Qu’on s’émerveille ou pas du fait de pouvoir traverser la France en une heure, se rendre dans les îles en huit ou poser le pied de l’autre côté du globe en moins de 24, voler reste indubitablement une prouesse dont l’humanité tout entière peut être fière. N’en déplaise à tous ceux qui, incapables de prendre un peu de hauteur y compris d’esprit, ne voient en l’aviation qu’un caprice de riche juste bon à polluer la planète.

Si ce que le monde compte de politiques semble vouloir absoudre le pêché de l’Homme à coup de COP, et si les rapports Ad-hoc du GIEC viennent conforter les gesticulations des climato-alarmistes de tous poils, le constat, implacable, est là. L’aérien pas plus que le reste ne s’est développé à l’origine sur le terreau des préoccupations climatiques dont l’évocation omniprésente est bien trop récente. Une dizaine d’années tout au plus. Dès lors comment peut on lui reprocher plus qu’à d’autres ses émissions sinon par la simple volonté d’en faire à minima un exemple, au pire l’objet pratique d’un sacrifice expiatoire?

Alors que personne ne s’émeut de la progression exponentielle des rejets du numérique qu’on encourage pourtant à tout va (télétravail, commerce, loisirs…) c’est l’avion et ses 3% qu’on accable invariablement. Pourquoi? Il faudra bien un jour apporter une réponse.

On ne le répétera jamais assez, l’aviation est prête à assumer sa modeste part dans le flot des émissions de Co2. Ses efforts dont ont voit aujourd’hui les effets bien qu’on ne les mette pas en relief, participent déjà et sans doute plus que dans tout autre domaine à réduire une empreinte dont on pourra toujours trouver qu’elle est trop forte. Si le zéro carbone est le Saint Graal la trajectoire à suivre est sa quête.

Et sur ce point, force est de constater que tout le monde se retrousse les manches. L’aviation vertueuse est plus que jamais dans les tuyaux. Constructeurs, compagnies, start-up, chacun mise sur l’avion propre dans un horizon accessible. Toutefois pour arriver au but, il faudra inévitablement nous armer encore d’un peu de patience. Le résultat du siècle de progrès dont nous profitons aujourd’hui n’est certes pas parfait mais qui peut prétendre l’être? celui qui renie l’avion pourrait, s’il était honnête, renier tout autant la mobilité électrique actuelle au motif qu’elle n’est pas non plus exempte de défauts à l’heure précise où nous parlons.

Notre société est elle si mal dans son époque qu’elle ne supporte plus de vivre avec son temps? L’évolution n’a jamais été instantanée et l’homme a toujours dû s’appuyer sur les techniques contemporaines pour construire celles de son futur. Au lieu de nous lamenter, nous ferions mieux de profiter pleinement de ce que nous avons su conquérir et de mettre une once de philosophie pour adoucir la raideur des chiffres. Oscar Wilde disait : “Regretter les expériences qu’on a connues, c’est arrêter son propre développement ; les nier, c’est mettre un mensonge sur les lèvres de sa propre vie. Ce n’est rien moins que le reniement de l’âme“. A méditer par certains par les temps qui courent.

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