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Présidentielles 2022 : Voterons nous pour la fin des moteurs thermiques?

Présidentielles 2022 : Voterons nous pour la fin des moteurs thermiques?

By on Jan 4, 2022

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Dans le cadre de son action “Aviation2022”, le CPA s’est penché sur les programmes des candidats à l’élection présidentielle et notamment sur leur volet écologique. Sans surprise la question de la décarbonation des transports y figure en bonne place et lève le voile sur un certain nombre de mesures. On retrouve parmi celles-ci, l’abandon des énergies fossiles avec en ligne de mire la fin du recours aux moteurs thermiques.

Vraie priorité ou simple lubie d’écologistes?

La figuration d’une telle mesure ne nous surprendra pas dans le logiciel d’un candidat arborant une bannière écologique. Elle interpelle bien plus lorsqu’elle émane par exemple des propositions de la candidate LR. 

Valérie Pécresse  annonce en effet :

« Objectif 2035 pour que tous les véhicules neufs ne consomment plus d’énergies fossiles, pas seulement les voitures, mais aussi camions, cars, bus, trains, deux roues, bateaux, petits avions (Et 50% de biocarburants durables dans les plus gros avions).

Un argument facile

Dans une campagne sous pression climatique, chacun se raccroche au train des mesures aptes à satisfaire les aspirations idéologiques les plus payantes. Dans une société où l’angoisse du réchauffement climatique supplante allégrement toute autre forme de raison, on voit mal un candidat, même armé du plus grand des courages, risquer un contrepied sur la grande tendance du moment. Le résultat est manifeste. Les programmes  dressent un réquisitoire sévère et sans ambiguïté contre la mobilité thermique.

Dès lors, la question n’est pas de trancher pour savoir si la promesse est bonne ou mauvaise. Chacun aura la latitude d’adhérer ou pas à cet objectif en fonction de sa propre sensibilité face à la hausse des températures présentes et futures que l’on nous sert à toutes les sauces.

Des conséquences non maîtrisées

Le point crucial sur lequel nous devrions par contre tous nous interroger est plutôt celui des conséquences fondamentales que cette promesse pourrait engendrer. En effet, rêver d’un monde “idéal” décarboné qui n’aurait plus qu’à se mouvoir à l’électricité, à l’hydrogène ou à tout autre sorte d’énergie innovante est une chose. Mais pour autant que nous soyons confiants et enthousiastes, il n’en reste pas moins qu’en 2022, nous ne sommes qu’à l’aube des solutions promises qui pourront nous y conduire. Malgré toute la confiance qui nous anime, se donner une grosse dizaine d’années pour mener à bien cette (r)évolution revient tout de même un peu à se jeter dans le vide équipé d’un parachute dont il manquerait encore beaucoup de suspentes. Il faut oser.

Si vouloir passer du « tout thermique » à tout “autre chose” est sans doute une belle idée pour peu qu’elle soit mise en application avec bon sens, nous ne devrions en aucun cas renier les technologies actuelles. Au pire devrions nous les sanctuariser afin de leur donner un temps raisonnable d’extinction dans l’attente d’une totale maîtrise des fondamentaux ainsi que du périmètre de la mobilité du futur.

Interdire les moteurs thermiques: une si bonne idée?

Les questions de développement, de production, de stockage et de distribution des nouvelles énergies comme celle de la mise à l’échelle des marchés (tenant compte des différents utilisateurs) restent aujourd’hui largement  suspendues aux capacités investissements et d’industrialisation. Sans parler de la part d’imprévues que personne ne maîtrise vraiment.   La seule vraie certitude est que  tout cela va coûter très cher. Un coût dont seuls ceux qui auront à « intégrer »  les avantages peuvent se faire une petite idée.  En attendant les économies d’échelle et la normalisation de ces nouvelles technologies appelées au secours de notre planète, il y a fort à parier que beaucoup auront à essuyer les plâtres en y laissant des plumes. Et ce ne sont pas les quelques primes ou aides à la conversion qui résoudront le problème.

 Il suffit pour s’en convaincre de regarder  les campagnes publicitaires qui viseront prochainement les  véhicules thermiques. Elles seront assorties d’une bannière suggérant au futur acheteur, l’alternative du  vélo ou de la marche à pied.   Nous voilà prévenus.

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